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Petit résumé écrit du WE Pascal ! Déjà niveau météo, c’est assez simple : les prévisions sont au top pour les nuages ! Par contre il a bien neigé dans les Pyrénées et les températures remontent… ça ne fait pas bon ménage pour le ski… Donc aller partir 2 jours en refuge pour faire du « grand » ski, ça ne va pas être possible, mais avec le club de parapente, y’a une virée en Espagne pour du vol bivouac qui s’organise avec Rémi et Henry. Guillaume, Franck et Joshua nous suivent et voleront sur site.
Hop, ni une ni deux, je m’incruste ! Rendez vous 6h chez Rémi pour ensuite aller à Berga… Bon Rémi a eu du mal à se lever et avec un petit 20min de retard on part à 6 pour Berga en Catalogne ! Arrêt à Tarascon pour acheter un sandwich et on arrive à l’atterrissage de Berga qui est loin du champ plat et immense de Loudenvielle… De l’atterrissage on pense voir un décollage aménagé (genre « moquette ») sur une falaise. On y va, et on évite la correctionnelle en passant devant la police avec 4 personnes dans le van de Joshua à l’arrière et après une petite marche bien lourd avec tout notre matos de bivouac, sur place on trouve plus des planches craignos, trouée, … Donc de l’avis général on remballe et on va décoller du « petit » décollage Maria 1er. Le déco est super, y’a la place pour bien préparer la sellette avec tout le matos et on peut observer le décollage des espagnols (Henry est un commentateur hors pair).
Après avoir mangé il est temps d’y aller quand même, on n’est pas que venu regarder les décos des autres… Guillaume et Franck sont les premiers à s’élancer puis j’y vais. Avec un petit tour de frein (grrrrr) c’est parti et j’arrive à facilement m’extraire ce qui ne sera pas le cas d’Henry et Rémi (qui devra s’y reprendre une seconde fois). Je me concentre et reprends les sensations des vols thermiques, car le dernier vol j’avais pas mal subi et pas trop profité… Je sors également d’une semaine de speedriding et faut avouer que ce n’est pas tout à fait pareil…
Du coup je suis bien seul quand j’arrive au 1er plaf sur la première barre … J’ai compris que Rémi avait posé et qu’Henry était en l’air. J’arrive à voir son aile… On avait un plan de vol ultra prétentieux : Ager par Organyà ! Mais comme on n’est pas le groupe au complet je ne sais plus trop quel est le plan. Une fois Henry arrivé à mon niveau, à l’occasion d’une transition loupée (et un retour stratégique vers le dernier thermique) il passe devant et je débranche un peu le cerveau sur le plan de vol : suivre la voile blanche devient mon objectif, et j’y arrive pas trop mal !
Henri m’annonce tous les noms de montagne, et faut dire que la radio ce n’est pas du Dolby Digital, je ne comprends rien, car je n’avais rien étudié (je suis venu en mode bien touriste…). Par contre c’est juste magnifique et les thermiques sont très généreux et pas méchant. On enroule facilement du +4 intégré sans que cela ne soit trop turbulent. Les transitions se passent plutôt bien et on flotte dans cette masse d’air printanière !
A un moment, je comprends à un moment qu’on est au-dessus de la Sierre del Cadi (mais le supermarché était fermé…) et quand on arrive au bout je reconnais Organyà que je n’ai vu qu’à travers les vidéos de Théo de Blic… Là on fait un demi-tour pour aller vers l’est et encore je suis la voile blanche qui a l’air de mieux planer que moi dans les transitions… Y’a une fois on a plus qu’une option de posé si ça ne reprend pas : c’est un col à l’aérologie inconnue… On apprendra plus tard que c’est la où Rémi à poser pour son bivouac. Mais pour le moment il faut se sortir de ce point bas… Heureusement les faces sud donnent bien et ça remonte et on continue vers l’est. Puis sur une transition, on est plutôt dans la vallée et là je « tombe » par rapport à Henry et la raccroche se fait sous le sommet… Moins marrant. Ça doit faire 3h30 que je vole, j’ai eu froid a un moment ce n’était pas top car le seul champ vachable était pour moi pas top, du coup je vois avec une certaine envie les champs en fond de vallée proche de la route qui va sur Berga… Mais après quelques aller et retour sur cette face nord-ouest balayée par la brise et quelques thermiques, je comprends comment ça fonctionne, arrive à passer au-dessus du sommet et là c’est gagné, je me retrouve de nouveaux à 2700m et on continue vers l’est. Il est environ 17h30 et je dis à Henry qu’il faut commencer à vraiment penser ou dormir : donc trouver un endroit où se poser facilement et minimiser la marche du lendemain…
Henry trouve rapidement un endroit qui n’est qu’à une transition et un thermique d’où on est. Il lance la transition et le thermique se trouve très facilement et un gros cum permet même de remonter plus que nécessaire. Henry pose, il parle à la radio entre Rémi et moi jusqu’au moment où il pose mais moi qui suit un peu derrière je ne vois pas exactement où c’est. S’en suit 10 min de discussion pour que je le trouve. On n’est pas loin de la limite de la neige et sa voile blanche n’aide pas trop… Quand je le trouve je lui propose un sens d’atterrissage et le vent étant à ce moment-là quasi nul, je suis parti pour ce sens-là. Pas de chance ça passe un peu plus arrière et après 6 jours de speedridding et la sellette bien lourde, je cratérise le sol ! Ou plutôt je glisse… Et du coup pas de bobo 😉
Quand vient le moment de ranger l’aile, une chose très bizarre sur un faisceau se matérialise et on en arrive quand même à devoir déconnecter la poignée de commande pour s’en sortir… Mystère et boule de gomme !
Installation des tentes, repas, un peu d’astronomie et le catabatique bien froid aura raison de nous et on se glisse dans nos duvets pour une bonne nuit de repos !
Le lendemain, petit dej, on part chercher de l’eau à 5 minutes et c’est parti pour 400m de montée avec des sacs lourds. Comme on a le temps et que je n’ai pas fait de sport depuis des mois, je monte très doucement et Henry est sympa il m’attend !
Arrivée au sommet, pas mal de skieur de rando et même des radio-amateurs qui sont montés avec les antennes pour rentrer en contact avec Mars !
Après un point météo et une coordination avec Rémi, on a un objectif : « pif / paf » sur la crête à l’est, on retrouve Rémi et direction Targassonne en France pour y voler demain.
Le déco se fait en deux temps pour moi, du coup Henry est en l’air avant moi, ca monte des briques ! Une fois en vol je vois que j’ai mal mis mon cocon et ca m’empêche de facilement accélérer et ca m’ennuie un peu… Du coup au lieu d’aller à l’est, je reste un peu sur place et j’en profite pour remettre mon cocon en vol, et j’y arrive ! Les varios sont parfois fou ! Je vais enregistrer du +6,5m/s en intégré… Mais ca descend aussi très bien à des endroits… Au bout d’une heure et demi de vol on s’est rejoint ! Henry et Rémi connaissent et savent par où passer du coup, une fois de plus, je n’ai qu’à suivre. On a deux transitions à faire. Pour pas être trop à la traîne je pars 200m plus bas que Rémi mais comme il me balise la masse d’air, j’ai la chance de trouver un thermique directement alors qu’il prospecte plus longtemps. Il a du passer à moins de 20m de celui que j’ai trouvé. Une fois au plaf, je transitionne vers la où est Henry et je le vois tellement monter vite que je reste en « bordure » de son thermique et monte un peu moins vite (mais ca doit quand même être du +3 ou +4…). Il annonce son altitude de départ et moi, un peu plus gourmand, voulant être sur d’assurer la transition, je vise 50m de plus… Ce tour en plus me vaudra un petit moment de solitude dans l’humidité… Je suis à 3700m quand je lance la transition et j’entends les avions qui sont à Villeneuve sur Lot (j’avais encore en standby la fréquence de l’aérodrome). Ca plane vraiment bien et on arrive au dessus du déco des Mouroux. Mais comme ca commence à bien développer du coté des nuages je vais me poser et descendre n’est pas si facile… C’était mieux en speedriding quelques jours avant ! Après avoir révisé les oreilles, les 360 oreilles, les 360 (un peu) engagés et autre, je me pose bien mieux que la veille et Henry me suit quelques minutes après.
Rémy a pris le thermique des Mouroux et du coup se retrouve bien haut et en profite pour un glide vers le nord !
Avec Henry, une fois tout plié on part à la recherche d’un endroit où dormir et d’eau… L’orage tonne au loin… Le sur-developpement des nuages était bien là !
Rémi nous rejoint rapidement en stop et on passe une super soirée, sans le catabatique !
Le lendemain, les Joshua, Guillaume et Franck nous rejoignent de Berga et on vole tous sur site aux Mouroux. Je décide de partir un peu en avant pour monter les 400m bien raide sur la fin pour rejoindre le déco.
Autant hier et avant-hier les conditions étaient parfaites, autant aujourd’hui y’a du vent météo non négligeable… En l’air ce n’est pas la même ! J’ai vraiment du mal à faire le plaf, disons même que je n’y arrive pas ! Je tricotte donc au-dessus du déco avec un retour par le déco qui permet de se refaire… Une fois je rentre juste quelques mètres au-dessus et j’ai bien failli poser sur le plateau… A un moment j’arrive à monter un peu plus haut et je sens que la traversée de la petite vallée est possible. Rémi est d’ailleurs de l’autre coté.
J’y vais et une fois arrivé de l’autre côté, la masse d’air devient encore moins sympa et j’entends à la radio que ca commence à poser… J’essaye de rentrer à l’atterro officiel mais pas très motivé par reprendre assez d’altitude, ca ne passera pas. Pas grave car comme on rentre ensuite sur Toulouse, faut juste que je ne me pose pas loin de la route… Guillaume pose dans le champ que j’avais identifié mais qui n’est pas top… Je vise le fond en milieu de vallée et trouve un champ ! Posé niquel et je vois que je suis dans l’enclave de Llivia, encore un vol international ! 25 minutes de marche et Franck et Rémi me récupère !
Puis c’est une bonne bière au bistrot puis un retour à Toulouse !
Un super WE, une première pour moi dans cette région et aussi de décoller sans savoir ou on va dormir ! L’Aventure ! Vivement la prochaine 😉