De Villeneuve sur Lot à la Suède

de | 10 novembre 2016

Le chapitre précédent est à lire ici (toute la préparation du voyage).

On arrive au club vers 5h40 du matin, le jour se lève à peine et on voit qu’il fait grand beau, ce qui est le cas sur toute la France et une bonne partie de l’Allemagne. Seule une prévision d’orage existe sur le nord de l’Allemagne et le Danemark. Mais c’est pour la fin de la journée, normalement on sera posé. Décision : GO. Daniel n’est pas encore arrivé car vu la vitesse de son avion il n’a déjà pas besoin de faire autant de stop carbu que nous et peut se lever plus tard (enfin on apprendra qu’il y a eu quelques retard au départ avec des problèmes de clés 😉

Nous, on n’a qu’à sortir l’avion, faire la visite prévol et mettre en route. Mais l’installation à bord demande à être précautionneux. Y’a vraiment beaucoup d’affaire dans le Cessna !

 

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Croyez-le si vous le voulez, mais on a décollé à 0400Z précisement ! Comme prévu ! C’est une première victoire, car un départ si matinal n’est jamais gagné !

Le DR400 suit juste derrière et on a vu Daniel arrivé au terrain quand on était au point d'arret.

Le voyage commence vraiment ! Première destination : Auxerre pour refueller.

On peut commencer à utiliser Skydemon (que je n’ai utilisé que partiellement, en mode « démo » en retour de l’Autriche). Trouver l’altitude optimale de vol n’a jamais été aussi facile, en 2 ou 3 clicks on l’a. Clairement, plus on monte, mieux c’est. On s’installe donc au FL85.

L’avantage de voler à 6h du matin c’est que c’est assez tranquille au niveau de la radio. Quoique… Sur Aquitaine Info, la contrôleuse gérait de la position clearance à l’approche ce qui fait qu’il y avait du bruit de fond ! Mais une fois passé avec Limoges y’a plus rien. Pas d’info (il aurait fallu certainement repasser avec Aquitaine, mais l’ATIS disait de faire de l’auto info sur la fréquence tour), pareil quand on est arrivé à Avord (et personne ne répondait sur Paris ou Seine Info). C'est d'ailleurs presque perturbant de traverser la moitié de la Françe sans contact radio au FL85.

Ce premier vol a permis de se faire un peu d’On Top et surtout à bien régler l’utilisation des tablettes, GPS et autres outils de nav et valider que tout rechargait bien (on avait fait un court vol la semaine précédent tout de même).

A l’arrivée à Auxerre, je teste l’option « ILS-like» de Skydemon. Pas mal… La vraie question de ces gadgets c’est « l’utiliserais-je si je suis vraiment IMC ». En VMC c’est inutile au possible. La réponse est bien sûr non 😉 Un gadget de plus.

Au moment où on touche les roues du Cessna, le Cirrus survole la verticale (il va vraiment plus vite que nous) et s’en va vers Sedan pour refueller (du moins il essayera…).

Un de nos câble allume cigare est HS et Philippe regarde si c’est le fusible qui est planqué sous le tableau de bord. Au final c’est l’adaptateur qui est HS et si j'avais vu cela avant, cela aurait évité de faire un peu de gymnastique…

 

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Le DR400 arrive peu après nous et nous refuellons. Et même beaucoup pour le Robin… L’agent AFIS et le pompier à tout faire (taxes, accueil, …) arrivent à 9h, nous payons les taxes et c’est repartit pour la seconde étape : Mönchengladbach (EDLN), terrain d’aviation général de Düsseldorf.

Pour l’équipage du DR400 ce sera le premier vol transfrontalier et donc sous plans de vols. Les plans de vols ont été déposé la vieille au BRIA et sont bien la et on décolle comme prévu à 9h30. De mon côté je change la carte SIM principale de mon tel pour bénéficier de la 4G en-dehors de France et on peut y aller !

Par contre en l’air ça s’est réveillé ! La fréquence SIV du coin (Seine ou Paris) est bondée : il fait beau et tout le monde veut aller au Touquet ou à Deauville (peut-être que Vincent était sur la fréquence)… Et puis nous on fonce vers une zone active. Merci à l’info. Car c’est tellement compliqué les zones dans le Nord-Est. D’ailleurs entre Skydemon et Jeppesen je n’ai pas réussi à bien comprendre l’enchevêtrement des zones. J’ai dû reprendre une carte 1/500 000 pour comprendre (enfin sur tablette, car pas de cartes NE papier à bord : que de l’électronique). D’ailleurs on contourne d’un peu trop près la zone selon le contrôleur alors on s’en éloigne, mais c'est qu'on a tellement de nautiques à faire qu'on fait au plus court.

Le vent voudrait qu’on monte et la météo à l’arrivée (morcelé soit 5 à 7 huitième de nuage) n’encourage pas à monter trop haut, mais sur la route on a encore des nuages épars donc on monte au FL55 et une fois ces "biiiip" (censuré) de zone actives on trace tout droit sur Luxembourg car il est prévu de faire une verticale.

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Juste avant la frontière y’a encore un découpage pas possible de zones… Pilotes du nord-est ça doit être compliqué quand tout est actif.

Donc à partir de maintenant je suis dans mon rôle : je parle anglais. J’avais entendu qu’on pouvait parler français avec Luxembourg mais comme tout le monde est en anglais … Au FL55, arrivant à « contre QFU » je m’attendais à gentiment me faire dire que la verticale ne serait pas possible. Mais il n’en est rien. La directe verticale est acceptée au FL55. Alors tant mieux.

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Du Luxembourg on n’en verra pas grand-chose car la couche devient bien morcelée et le sol se voit de moins en moins. D’ailleurs faudrait penser à redescendre en dessous. De plus, en théorie l’espace aérien au-dessus de 5000 ft AMSL nous est interdit en Allemagne (car pas de transpondeur mode S).

Juste avant la frontière on repasse sous la couche c’est partie pour la fin de la branche. On est avec Langen Info et il y a pas mal de VFR en l’air.

Premier vol en Allemagne et ce qui saute aux yeux c’est le nombre énorme d’éolienne ! C’est vraie que la veille on s’était farcie les quelques 600 NOTAMs pour les 750 nautiques de route (notez, presque un NOTAM à la nautique) et on avait bien vu le nombre très important d’éolienne dans ces NOTAM. Et en plus ces éoliennes montent haut. Bref, vaut mieux ne pas jouer au rase-moquette sinon cela se finira en Red Bull Air Race géant !

 

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Puis en approchant un peu de Düsseldorf, ce sont les mines d’extraction de charbon composant le paysage qui étonne ! Je pensais que cela n'existait plus en Europe …

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Le vol vers EDLN se passe bien (notez bien que je ne dis pas le nom complet qui pour le latin que je suis est quasi imprononçable). On s’approche du terrain et comme l’ATIS est sur le VOR, je demande au contrôleur la piste en service et s’il y a d’autres infos importantes à savoir car nous n’avons pas de VOR fonctionnel à bord du Cessna. Mais rien de particulier ! Arrivée directe en base main gauche 31 et Philippe pose le Cessna avec 15/20 kts de travers puis c’est roulage vers l’essence.

Une fois à l’essence, ça devient très compliqué : l’automate n’est qu’en allemand… Alors avec Google Translate on y arrive et on fait le plein. Le DR400 est juste derrière nous et fait également le plein.

Ce qui est certain c’est que le terrain est assez actif. Il y a une petite exposition statique au fond du parking (et c’est que l’on a réussi à sortir pour aller se restaurer). On voit passer des T6 en patrouille et autre avions assez rare chez nous.

Et commence une action qui va devenir habituel : déposer un plan de vol. En ce qui nous concerne ce sera entre EDLN et EKSB (Sønderborg) qui est juste au nord de l’Allemagne coté Danemark. Donc oubliez Olivia ou le BRIA du Bourget, car pour un vol qui ne les intéresse pas (ne passant pas la France) car cela va les embêter. Comme tout pays civilisé qui se respecte (…), sur le site de DFS (l’équivalent Allemand du SIA) si on s’inscrit (gratuit et immédiat), il y a possibilité de déposer un plan de vol. On va comme cela pouvoir comparer entre Olivia et les systèmes locaux. Une fois déposé, on a la possibilité de recevoir le « ACK », ou « acknowledge » par email et/ou SMS. On dépose le plan de vol et on verra si on a ce fameux message (pour rappel : impossible de l’avoir par Olivia, il faut vérifier sur Internet si c’est bien passé …).

Après s’être restauré et sans nouvelles de nos plans de vol par internet, on repasse au bureau de piste et magie, nos plans de vol sont bien dans le système. Donc on peut aller aux avions pour la dernière étape de la journée (c’est qu’on a déjà 5h de vol dans les jambes).

Départ rapide pour nous en Cessna, pour le DR400 ce sera un peu plus compliqué de comprendre que y’a personne sur la fréquence sol et qu’il faut parler sur la fréquence tour.

Le départ est simple via leurs points nord en restant sous la classe C.

Le trajet vers EKSB n’est pas des plus complexes niveau nav, mais je peux « m’amuser » avec une nouvelle fonctionnalité grâce à Skydemon (et le fait d’avoir du réseau de données en vol) : la visualisation du radar de pluie en superposition de la nav.

Et bien je n’ai qu’un mot à dire : c’est TOP !

Il se trouve que les orages prévus sont toujours la … Juste à 25/30 nautiques à l’ouest de notre route. Grace à cela on peut surveiller le sens de déplacement et si devant cela passe afin d’anticiper un éventuel déroutement.

Mais pour nous c’est OK ! Les orages se déplacent parallèlement à nous et on reste donc à distance suffisante des cellules.

On survole des centrales à charbon à env. 1000 ft, cela n’a pas l’air de gêner qui que ce soit ici.

On est passé de Langen Info à Bremen Info, toujours quelques infos de traffic souvent un peu tardive (ou alors on nous annonce 2 NM avec l’autre avion et en fait c’est plus 0,5 …). Mais cela permet de causer un peu. Le DR400 est env. 15 NM derrière nous.

Par SMS, je suis tenu au courant de l’avancée de Daniel et Josiane dans le Cirrus, il est déjà arrivé et il a réussi à trouver une voiture de location !

On arrive enfin sur la côte, que l’on va suivre un petit moment, et cela permet de changer un peu de type de paysages. On passe par une CTR de classe D militaire de Nordholz que l’on contact et on repasse avec Bremen.

Ce qu’on peut dire, c’est qu’il y a profusions de spot de kite dans cette région. L’eau n’est pas bleue, n’est surement pas chaude, mais il doit y avoir du vent et ça doit être assez plat.

 

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Et enfin, nautiques après nautiques, on approche de la frontière avec le Danemark, signe de notre arrivée ! On passe de Bremen à l’AFIS de Sønderborg qui a l’air très sympathique. L’arrivée est très jolie (en comparaison des 2h30 de vol) et on fait une base main gauche 32 au milieu de tout cela.

 

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Cette fois ci je vais poser le Cessna et avec encore 20 kts de travers ça va être sympa. Et en arrivant en finale je vois des gens qui me font des signes. Cela m’est déjà arrivé à Yeux ou Ouessant … Mais je me rends compte que c’est Daniel et Josiane !!! Ils sont d’ailleurs au pied d’un des balisages de la rampe d’approche 😉

A cause de la dérive, Philippe ne les voient pas, petit battement d’aile (pas trop gros car on était à 200 ft en finale) et je me pose.

Roulage vers l’essence et ouffff, la machine automatique peut nous parler en anglais.

 

Le DR400 se pose 10/15 minutes après nous et vient aussi ravitailler. Daniel et Josiane nous retrouve et on peut le dire : nous avons traversé la France et l’Allemagne ! Grace à la voiture nous sommes rapidement à l’hôtel qui en fait est une sorte d’auberge de jeunesse. On est dimanche soir et il n’y a personne. D’ailleurs trouver une voiture de location n’a pas été facile.

Le premier bar / resto est le bon car y’en a besoin (pas trop mangé à midi et 7h30 de vol dans la journée). Ensuite petite balade dans cette ville qui a l’air très jolie. On voit nos premières maisons avec des murs (volontairement ?) pas droit.

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Retour à l’hôtel et heure de rendez-vous pour demain matin.

Après une nuit bien méritée, petit dej et on commence ce qui va devenir un rituel dans le voyage : où allons-nous ? Quelle est la nav ? Plan de vols ? Car rien n'a a été préparé en avance.

Mais pour ce premier matin, on n’est encore pas très organisé…

Pour répondre aux questions, c’est la météo qui décide. Et elle n’est pas top. On décide de « juste » traverser le Danemark pour aller à Aalborg. Petite nav de 130 nautiques (ce sera notre 2ième plus court vol du voyage).

 

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Comme on ne loge pas tous dans la voiture, les premiers partent à l’aéroport. Nous faisons partis des premiers, et une fois arrivé on va payer la taxe et je m’occupe du plan de vol. Car même si on reste qu’au Danemark, nous allons passer par des zones contrôlées et il faut un plan de vol.

Après avoir un peu cherché sur l’ordinateur local en QWERTY et appelé la tour de contrôle je dépose le plan de vol.

Surprise, 5 minutes plus tard un numéro danois m’appelle. C’est le BRIA local qui me dit que tout est OK avec mon plan de vol. Cool ! Imaginez si en France le BRIA vous appelle pour vous dire que votre plan de vol déposé via Olivia est bien accepté et que tout est OK. Je rêve … Revenons à la réalité dannoise.

Je dépose le plan de vols pour les autres avions et les pilotes se font également appelés pour confirmer la bonne réception de leurs plans de vols 😉

La nav est préparée en 5 minutes avec Skydemon : NOTAM et météo sont la, on a pas besoin de beaucoup plus d'info ! On a quand même un NOTAM qui prévoit une zone militaire active en plein sur notre route.

 

Le Robin est devant nous et le Cirrus nous dépassera (ce qui deviendra une habitude). Comme on a le temps, on longe la cote côté est du Danemark et c’est assez joli ! La zone militaire n’est pas active donc on a aucune restriction. Y'a de jolis golf !

 

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Vers la moitié du Danemark, on rejoint le Robin et on est 3 minutes derrière sans les voir. Position qu’on gardera jusqu’à l’arrivée à Aalborg.

On arrive en milieu de vent arrière main gauche 26R et on voit enfin le Robin (et un avion de ligne qui est juste en train de décoller). On a (encore) 15/20 kts plein travers et c’est Philippe qui pose l’avion. Une fois posé, c'est l'application Jeppesen qui sera utilisé pour le roulage (le gros avantage de cette appli). On roule à l’essence et comme on est les derniers, ce n’est pas trop dur de trouver où c’est.

Une fois les avions garés (le Cirrus a le droit d’être plus proche que nous) on se retrouve avec un petit tour en voiture dans le terminal. Puis le second rituel du voyage (vous vous souvenez, le premier c’est « ou est-ce qu’on va ? » (au petit dej)) : où est-ce qu’on dort ? La Booking est votre ami. En 3 clics on réserve l’hôtel pour 8 !

On retire des couronnes danoises (l’euro c’est quand même bien) et on part à la recherche du bus qui nous amènera au centre-ville. Après avoir marché dans tout l’aéroport, on demande (prochaine fois on fera l’inverse) et on le trouve. Quand c’est écrit en danois on vérifie à deux fois, on sort Google Translate et autre histoire de ne pas arriver au bout d’une ligne de bus et pas au centre ville.

Mais on s’en sort bien, de plus avec la 4G de mon forfait Europe on peut vérifier sur Google Maps qu’on va bien au bon endroit !

On pose les affaires à l’hotel et le groupe se scinde en deux, ceux qui vont à Burger King (ils bavaient devant…) et les autres qui vont trouver un petit pub pour boire une petite bière (et ce sera la meilleur du voyage) 😉

Vers 18h la réalité se rappelle à nous : ou aller demain ? (on a un peu d’avance). Au vue de la météo prévue, c’est une montée par la Suède qui est envisagée et un départ très tôt (on prévoit de prendre le bus de 6h15 du matin, décollage vers 7h30).

Je vous passe les longues minutes de discussion devant les cartes météos, et on arrive à trouver un trajet commun (faut avoir le sens de la négoc). On va essayer de faire Aalborg – Östersund qui est en gros au milieu de la Suède et si la météo le veut toujours bien continuer vers Bodø en Norvège.

La première étape ne fait que 400 nm avec le petit transit maritime qui va bien (70 nautiques).

 

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Au vue des TAF le long la route directe peut éventuellement passer et on aura des déroutements possibles coté est de la route. Car 400 nm avec le Cessna c’est presque l’autonomie maximale donc on va essayer d’être le plus directe possible.

On dépose les plans de vol juste avant d’aller manger (via le site web danois) et 5 minutes plus tard je suis appelé pour me dire que c’est bon.

Mais alors que nous marchions vers le resto, re-coup de téléphone : les Suédois n’aiment pas mon plan de vol avec juste « DCT » dans la route. Il faut un point toutes les 30 minutes de vol (et pas d'aéroport car on pourrait croire que je fais un touché). Je lui dis qu’on verra cela ce soir après le resto.

 

De retour à l’hôtel on est bon pour trouver ces points. En fait ce sera très simple : sur Skyvector je crée un point toutes les 50 NM (env. 30 minutes) et je mets les coordonnées. Du coup j’ai un beau log de nav et je l’imprime à l’hôtel comme cela je pourrais m’en servir demain (y’a bien longtemps que je n’ai pas fait de nav avec un vrai log de nav). En plus y’a le vent prévu sur le log. On verra si ça marche 😉 On renvoit donc les plans de vols et on se fait toujours rappeller pour nous dire que cette fois c'est vraiment bon. Mais la dame attends toujours les infos des deux autres avions (et rapidement car après elle part se coucher, et il est déjà 23h).

Après une bonne nuit (mais courte) de repos, on est partit vers l’arrêt de bus. Petite photo à 6h10 du matin, on voit qu'on est déjà assez nord, il fait vraiment jour !

 

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Une fois arrivé au terrain, on paye les taxes et c’est partit pour les avions. Le Robin va faire un complément d’essence car la nav sera longue et nous en Cessna on est les premiers. C’est toujours la 26R en service. On assiste à l’atterrissage d’un Hercule qui a fait quelques rebonds et laissé pas mal de gomme sur la piste ! Ensuite c’est à nous ! On monte vers le niveau 75. On va essayer de tout faire « on top » afin de bénéficier du meilleur vent (merci Skydemon) et pour consommer le moins possible. Pour le moment c’est CAVOK à l’arrivée, mais entre il y a des nuages qui montent jusqu’au FL160… Comme prévu hier soir, à l’est de la route il fait meilleur donc on pourra prendre de la droite sur la route si besoin.

On quitte le Danemark pour la Scandinavie !

 

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La traversée se fait par grand ciel bleu ! On peut spotter les bateaux.

 

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Et quand on arrive en Suède c’est vraiment magnifique : des centaines de petites îles avant le trait de côte. Et comme prévu cela se couvre. D’abord épars et ensuite morcelé. Mais on a toujours de quoi redescendre dessous si besoin.

Par contre, comme prévu, le plafond des nuages monte et on monte avec. D’ailleurs quand on est proche d’Oslo et en espace de classe C, dès qu’on prend 200 ft on se fait remonter les bretelles. Du coup on cause pas mal à la radio pour demander des altitudes différentes.

On n’entend pas beaucoup de VFR sur les fréquences, mais y’a bien un ULM français qui redescend vers le sud.

A chaque points du plan de vol je fais un bilan carburant précis ce qui permet d’avoir une autonomie exacte. Car on voit bien que devant ça continue à monter et que ce ne sera pas forcément facile de redescendre.

Entre temps on passe quand même le cercle polaire arctique … 60°N !

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Mais pas trop le temps de à regarder si dehors y’a des points-tillés comme sur les cartes … Car ça se corse. On va mettre une aile dans les nuages afin de voir l’humidité, et c’est très humide. Comme on est à -10°C inutile de dire qu’il ne faut pas passer dedans, givrage cellule assuré (pareil, c’était prévu).

Le Cirrus qui est maintenant bien devant nous dit qu’il fait beau à la destination. On le voyait avec les METAR (vive la data dispo au FL125) mais on n’a pas pu trop parler pour savoir ce que ça veut dire « beau » : y’a des trous et de quoi repasser sous la couche ou juste du plafond avec de la visi. Car les METAR donnent maintenant du BKN050… Et le BKN, si c’est 5/8 on passera dessous, si c’est 7/8 on ne passera pas … Vraiment dommage de ne pas avoir cette notion dans les METAR.

Mais toujours grace à Skydemon on évite déjà les têtes de cumulus grâce au radar de pluie et on voit bien le sens de déplacement et on a tous les METAR sur les terrains proches de notre route. Comme prévu il fait meilleurs à droite et comme on commence à être proche de la destination après avoir passé la seule zone active militaire sur les 400 NM de la route (et on est en semaine) on va à droite à la recherche d’un trou. Car la en dessous de nous c’est tout bouché.

Et comme prévu après 10 minutes presque à 90° de la route on trouve de quoi passer dessous. Comme le Robin nous suit 10 minutes derrière je demande au contrôleur de donner un cap au Robin sur notre position pour qu’il y aille directement afin qu’ils gagnent quelques minutes.

Une fois dessous c’est un paysage avec plein de lacs et très arboré que nous découvrons. Cela me fait un peu penser aux Laurentides du Québec.

Il y a encore 40 NM de vol mais ils passent assez rapidement. On fait une base main gauche piste 30. L’approche est d’ailleurs magnifique.

Une fois posé on va à l’essence et on remet exactement le litrage prévu ! Enfin on a déjà fait une bonne nav : 3h30 de vol et on est 63°N. Encore presque 10° pour le cap nord (soit 600 nm en ligne droite, en réalité y’en a beaucoup plus car on ne ferra pas de ligne droite !).

4 réflexions au sujet de « De Villeneuve sur Lot à la Suède »

  1. Teindas René-Pierre

    Dans le rétroviseur du Cessna , ce devait être dur pour les créneaux !!!

    Cdlt

    Répondre

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